Nous pouvons a priori nous réjouir lorsque notre ville, Vannes, apparaît en haut de classements nationaux. Fidèle à ses habitudes, le Maire ne s’est d’ailleurs pas privé de communiquer largement sur celui qui a été établi par Le Figaro et qui a été rendu public le 26 février dernier. Vannes figure certes au 5e rang des villes entre 50.000 et 100.000 habitants où il fait bon vivre, mais il convient de rester lucide pour éviter le retour brutal à la réalité des chiffres car ces derniers sont édifiants.

Nous ne nous arrêterons pas à la rétrogradation de Vannes qui passe de la 3e à la 5e place en seulement un an afin d’analyser plus en détail les indicateurs des tendances lourdes utilisés par le quotidien et qui confirment nombre de sujets d’inquiétude quant à l’avenir de notre cité sur lesquels nous intervenons régulièrement. 

Concernant l’indice de jeunesse, avec en outre un nouveau recul par rapport à 2020, Vannes arrive en 28position sur les 29 villes moyennes retenues, seulement battue par Fréjus : la capitale administrative du Morbihan est donc une ville où la mixité générationnelle est durement fragilisée car elle exclut de plus en plus les jeunes, comme nous ne cessons de le rappeler. Cette situation et son évolution inquiètent légitimement tant elles sont porteuses de menaces pour la vitalité économique, sociale et culturelle de notre territoire.

Nous en avons la confirmation lorsque l’on observe les indicateurs liés à l’immobilier : Vannes arrive ainsi en 21position pour l’accessibilité des loyers et en 25e position pour l’accessibilité d’une acquisition : le prix du m2 a connu une envolée de près de 16% en un an (de 2470€/m2 à 2860€/m2). Lorsque l’on consolide l’ensemble de ces données, Vannes se classe au 23e rang sur 29 (en recul de deux places par rapport à 2020) et arrive bonne dernière des villes moyennes du Grand Ouest ! L’explosion des prix de l’immobilier à Vannes, que la crise est loin d’avoir ralentie, se confirme donc malgré les dénégations du Maire.

Une action volontariste s’avère donc plus que jamais indispensable et doit être initiée par la ville afin de corriger ces déséquilibres majeurs et dangereux pour l’avenir de notre territoire. Depuis de nombreuses années, nous portons des solutions concrètes pour que Vannes prenne enfin le taureau par les cornes (développer des logements intermédiaires, renforcer l’offre de logements adaptés aux besoins des familles et le nombre d’acquisitions accessibles en imposant des règles claires aux promoteurs, soutenir le logement social en abaissant le seuil d’application du taux de 25% prévu par la loi SRU…). Il est désormais urgent d’agir !

Pour le groupe municipal « Libérons les énergies vannetaises ! »

Simon UZENAT – Laetitia DUMAS – Christian LE MOIGNE – Sandrine BERTHIER – Franck POIRIER


Lire l’article du journal Le Figaro