Communiqué de presse du 4 janvier 2022

Dans ses vœux 2022, le Maire de Vannes, David Robo, décrit une ville idyllique et une municipalité irréprochable, bien loin de ce que vivent nombre de nos concitoyen·ne·s. Et les exemples sont légion !

Comment revendiquer une ville « encore plus familiale » quand tous les indicateurs confirment que Vannes exclut chaque jour davantage les familles ? Où est la ville familiale avec l’explosion des prix de l’immobilier, accompagnée par la politique libérale d’un Maire qui se réjouit de vendre les terrains de la ville au plus offrant ? Où est la ville familiale avec la diminution du nombre d’élèves scolarisés et une chute brutale de plus de 15% des effectifs dans plusieurs écoles vannetaises depuis 2018 ? Où est la ville familiale alors que le vieillissement accéléré de la population municipale confirme, s’il en était besoin, que Vannes n’est plus accessible aux familles, en particulier des classes moyennes et populaires (Entre 2008 et 2018, la part des + de 60 ans est passée de 24% à 32% de la population quand celle des – 30 ans est passée de 39% à 35% – Source INSEE) ?

L’enjeu du logement durablement accessible doit être une priorité absolue, comme nous le demandons depuis des années. Mais où est la cohérence politique quand le maire-président de l’agglomération, qui a voté en conseil communautaire la création d’un office foncier solidaire, vote, quelques jours plus tard, contre notre amendement en conseil municipal visant à attribuer à ce même office des maisons individuelles propriétés de la ville ? Tout cela pour finalement les vendre aux enchères ?

La défense de l’intérêt général et des équilibres, sociaux et générationnels, suppose une volonté politique forte, a fortiori dans les moments de crise. Nous n’en voyons toujours pas les prémices au sein de la majorité municipale, alors même que plusieurs dossiers emblématiques l’exigeront, comme le réaménagement de la rive gauche du port. Après les fausses routes et les atermoiements avec le paravent d’une concertation purement formelle, nous espérons que le Maire saura tirer les leçons de ses erreurs passées, notamment en mettant un terme à son funeste projet de vendre à des promoteurs les parcelles qui longent le bassin à flots. Nous le redisons, ces terrains doivent rester la propriété de la ville, c’est-à-dire des Vannetais·es.

À Vannes, nous avons hélas l’habitude d’être dans le wagon de queue de la responsabilité et de l’innovation territoriales, quand ce n’est pas le train d’après. Qu’il s’agisse du vélo ou de la chapelle Saint-Yves, la réaction à chaque fois très tardive de la ville est source de complications et de dépenses supplémentaires. Déjà mise en œuvre dans de nombreux territoires, la végétalisation des cours d’école est quant à elle un impératif : il ne doit donc pas être question d’expérimentation mais d’une application rapide et systématique alors que la cour de la dernière école reconstruite (Brizeux en 2019) était totalement bitumée…

Enfin, nous ne pouvons pas passer sous silence les grands oubliés du discours du Maire : les personnes précaires et les agents municipaux. Pas un mot sur ces précarités qui se sont amplifiées avec la crise sanitaire et auxquelles doivent faire quotidiennement face des milliers de Vannetais, en particulier celles et ceux, plus de 20% de la population, qui vivent sous le seuil de pauvreté. Pas un mot non plus pour le millier d’agents de la collectivité qui agissent tous les jours afin d’offrir le meilleur service aux habitants. Des oublis révélateurs ?

Simon UZENAT, Laetitia DUMAS, Christian LE MOIGNE, Sandrine BERTHIER, Franck POIRIER

Conseiller·e·s municipaux·ales du groupe DVG et écologiste « Libérons les énergies vannetaises ! »

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